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Dumas
Traces
[ La Tribu ]
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L'exercice qu'a entrepris Dumas au cours des douze derniers mois en est un qu'on n'est pas prêt d'oublier au sein du microcosme musical québécois. Cinq albums, quarante-trois chansons, une année passée en studio: l'idée derrière tout ça ? remettre l'objet-album à l'avant-plan et démontrer que le processus de création est un constant mouvement de réinterprétation et de peaufinage. Pari réussi, puisque l'aboutissement de l'exercice, Traces, est sans contredits ce que Dumas nous a offert de plus élégant et raffiné, lui qui nous a toujours vanté les mérites de la pop britannique racée. Arrangements touffus, instrumentations éclectiques, mélodies à la fois contagieuses et cérébrales, les treize morceaux de Traces élèvent l'âme sans que les hanches demeurent en reste; c'est pop, mais toujours intelligent et c'est ce que l'auteur-compositeur-interprète -- qu'on a découvert en 1999, grâce au Festival de la chanson de Granby -- fait de mieux. C'est fou tout le chemin qu'il a parcouru pour devenir une figure unique et incontournable de notre scène musicale. Traces ouvre maintenant un nouveau chapitre dans une oeuvre en constant mouvement. (M. Dupont) |
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Dominique A
La Musique et La Matière
[ Cinq 7 ]
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La chanson française se mord la queue ? Il y aura toujours Dominique A pour la dépoussiérer ! Ce diptyque, qui s’adresse autant aux nouveaux venus (par La Musique) qu’aux vieux de la vieille (grâce à La Matière), bouleverse les modes, éradique les zones de confort et offre un grand chanteur au sommet de son art, s’éloignant de ses précédents Tout sera comme avant et L’Horizon pour offrir un matériel incandescent, qui se laisse apprécier au fil des écoutes. Quand tout va mal, il est toujours possible de compter sur l’homme à la voix si parfaite qui fait instantanément apparaître mille émotions avec cet hommage au grand Bashung. (M. Gignac) |
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Yann Perreau
Un Serpent sous les fleurs
[ Bonsound ]
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Aussi surprenant que ça puisse paraître, Yann Perreau est devenu, en 2009, un chanteur populaire ! Exit la confrontation et la prétention, notre ami s'est converti à l'éclectisme pop. Entre les ballades, le dub, le rock et les envolées aériennes, Perreau s'est payé un trip à travers lequel il révèle sa simplicité et son amour de la vie, de la musique. La vie n'est plus qu'une salope quand c'est beau comme on s'aime: Un Serpent sous les fleurs (quel beau titre!) laisse entrevoir un artiste en pleine possession de ses moyens, une bête de scène qui a gagné en assurance. Avec une pléiade de collaborateurs et fier d'une présence scénique toujours plus délirante, Yann Perreau a pris avec cet album une direction fort louable, qui lui permettra de s'imposer dans le paysage culturel d'ici et, surtout, d'y rester sans sacrifier sa personnalité artistique. Bravo! (L. Provencher) |
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Monogrenade
La Saveur des fruits EP
[ Paper Bag ]
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Juillet 2008. Jean-Michel Pigeon (guitariste de Winter Gloves) et Frédéric B. Girard, deux anciennes connaissances du CÉGEP, se croisent par hasard au Café Campus. Une clope et quelques messages Facebook plus tard, les deux musiciens entament un marathon de deux semaines pendant lesquelles les huit pièces de La Saveur des fruits seront composées et arrangées. Un an plus tard et deux musiciens en plus, Monogrenade lance un mini-album prometteur qui trouve son écho dans l’indie-pop-rock lyrique et mélancolique. Des ambiances électro-acoustique sombres de Radiohead, en passant par les arrangements de cordes et les mélodies de Karkwa et l’orgue d’Arcade Fire, le quatuor de Québec maintenant basé à Montréal semble avoir tiré le meilleur de ses influences pour concocter des compositions aussi poignantes qu’accrocheuses. Il ne faudrait également pas passer sous silence le vidéoclip exceptionnel (en HD s’il-vous-plaît) pour le premier simple "Ce soir", produit en stop-motion par Christophe Colette chez Núfilms. Décidément un groupe à surveiller de très près… (D. Plourde) |
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Alex Beaupain
33 Tours
[ Naive ]
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Nos cousins français ont pu découvrir le talent du jeune Alex Beaupain grâce au succès remporté par la bande sonore du film Les Chansons d'amour en l'an de grâce 2006; avec un César de la meilleure musique écrite pour un film, il a récidivé à la toute fin de 2008 avec un second album très personnel et accrocheur, 33 Tours. Fils spirituel de Souchon, Daho et Bashung, Beaupain signe avec cet album un tour de force mélodique, qui, malgré une apparence de légèreté, se révèle être d'une profondeur consternante. Cette dichotomie se dénoue lorsque les arrangements planants et atmosphériques se fondent à des textes souvent acerbes et autobiographiques, parfois rêches et grivois, à travers lesquels Beaupain s'impose comme l'une des plus belles plumes de la nouvelle chanson française. Regrets, amour, sexe, drogue, jours de pluie, Paris, Tokyo, Berlin se mélangent à des sonorités pop-rock au registre anglo-saxon raffiné pour se terminer avec "Pas grand chose", une magnifique complainte jouée au piano, probablement l'une des meilleures compositions francophones des dernières années. Moderne et classique à la fois, ce 33 Tours fut la plus belle surprise des derniers mois et un album qu'on se plaît à écouter encore et encore. (M. Dupont) |
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