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Clues
Clues
[ Constellation ]
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Lorsqu’un ancien membre de l’un des plus grands groupes actifs de la métropole, en l’occurence Brendan Reed, ancien d’Arcade Fire, rencontre un musicien ayant tout autant participé à placer Montréal sur la carte de l’indie rock mondial avec The Unicorns (Alden Penner) pour faire de la musique, ça donne Clues et son album éponyme. Un peu beaucoup à mi-chemin entre les deux groupes, le groupe emprunte les ambiances fantomatiques, floues et brumeuses des Unicorns et les mélange à la force et au ton d’une musique à la Arcade Fire. "Approach the Throne" se base sur des guitares rugueuses et harmoniques pour permettre des «la la la» accrocheurs et mélodiques dans le refrain. "Ledmonton" constitue une décharge avec des chorales gueulées par-dessus des musiciens qui se défoncent. "You Have My Eyes Now" et "Let’s Get Strong" sont emplies d’une mélancolie puissante et d’une armada directement sorties des tripes des créateurs pour donner une impression d’urgence et de drame. Si, l’an passé, Pas Chic Chic fut le grand oublié au Québec, Clues rempli le même rôle cette fois. (O. Morneau) |
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Yeah Yeah Yeahs
It's Blitz
[ Interscope ]
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Le trio mené par Karen O ne pouvait trouver de meilleure pochette pour illustrer leur dernier disque. Une main qui fait exploser un oeuf peut symboliser l’énergie, la destruction, le bordel, le plaisir, bref à peu près tout sauf l’ordre et le calme, deux éléments simplement absents de leur plus récent opus. Dès l’introduction "Zero", le trio new-yorkais donne envie de danser de sauter un peu partout. Mais ce qui frappe le plus est évidemment le principal changement dans la sonorité du groupe, c’est-à-dire l’utilisation massive de synthétiseurs et de concepts hérités des années 80 qui transforment It’s Blitz en une espèce de mutant à mi-chemin entre l’indie-rock et l’électro-rock. Qu’importe, puisque les guitares de Nick Zinner n’ont pas cessé de tout faire sauter, la batterie de Brian Chase martèle toujours là où ça fait du bien et, bien entendu, la voix et le charisme imperturbables de la leader, Karen O, portent le flambeau de ce troisième opus à travers de nouveaux horizons et s’arrêtent là où ça danse, crie et saute de joie. (O. Morneau) |
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Sunset Rubdown
Dragonslayer
[ Jagjaguwar ]
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Finalement, 2009 nous a donné un album presque accessible de la part de Sunset Rubdown, formation montréalaise menée par Spencer Krug, celui qu'on a découvert via Wolf Parade ! Troisième opus de ce qui ressemblait au début à un simple projet parallèle, mais qui est rapidement devenu un travail à plein temps pour Krug et sa bande, Dragonslayer est en effet plus direct et moins affecté que les efforts précédents, eux qui péchaient par excès de complexité. Cette fois-ci, les chansons sont un peu plus linéaires et ne requièrent que deux ou trois écoutes pour qu'on en retienne les mélodies, ce qui est beaucoup moins frustrants que de se perdre à travers d'interminables dédales baroques comme on l'avait fait sur Random Spirit Lover en 2007 -- vous vous en rapelez ? Mais Spencer Krug n'allait pas nous laisser la tâche facile, puisqu'il s'est permis de rallonger les pièces ("Dragon's Lair" franchit la barre des dix minutes), de nous offrir des textes encore plus indéchiffrables et de mettre l'emphase sur des motifs de guitares plus étoffés. Dragonslayer est probablement l'album le plus épique de l'année, mais aussi, celui qu'on aimerait voir transposer en opéra-rock. Suffit maintenant d'arranger une rencontre entre Luc Plamondon et Spencer Krug dans un café du Mile-End. (L. Provencher) |
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The Clientele
Bonfires on the Heath
[ Merge ]
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Groupe pop britannique par excellence, The Clientele est passé maître dans la création de riches atmosphères, mélancoliques et apaisantes à souhait, qui deviennent partie intégrante du quotidien des âmes en peine. Avec cette suite aux très agréables Strange Geometry (2005) et God Save the Clientele (2007), le quatuor londonien atteint le sommet de son art, grâce notamment à l'addition de Mel Draisey qui ajoute de magnifiques touches de claviers et de violon au style déjà infiniment rafiné du groupe. D'une précision remarquable, les arrangements de guitares (toujours aussi vintage), démontrent à quel point The Clientele est à la recherche de la chanson pop parfaite et comment les musiciens fouillent les archives de la décennie 1960 pour nous plonger dans un univers où s'entrecroisent le rétro-kitsch et le moderne. Hors du temps et hors des intempéries de notre époque, voilà l'endroit où nous transporte Bonfires on the Heath, une oeuvre magistralement bien dosée, qui plaira sans doute aux fans aguerris des Belle and Sebastian et Camera Obscura de ce monde. (M. Dupont) |
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Holiday Shores
Colombus'd the Whim
[ Two Syllable ]
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Si l’indie/rock lo-fi avait la cote en 2008, 2009 aura indéniablement été marquée par le courant «beach music» (Neon Indian, Washed Out, Memory Tapes, Delorean, Javelin, etc.). Sans en être l’archétype, Holiday Shores prend tout de même part à la vague, avec ses riffs tropicaux, ses mélodies vocales évoquant les Beach Boys et ses textures sonores aussi sucrées que dynamiques. Hormis ses airs estivaux et caniculaires trahissant la Floride natale du quintet, l’univers de Columbus’d the Whim pourrait être comparé sans complexe à celui des Walkmen: guitares mélodiques souvent au premier plan, voix nonchalantes encastrées dans un environnement emphatique chargé, production lo-fi, etc. Seulement, Holiday Shores a emprunté une voie plus abstraite que le quintet de New-York. Les structures des dix pièces ont un relief plus imprévisible, une orchestration plus riche et recèle une expérimentation plus palpable, alors que la rythmique emprunte quelque peu à l’afro-pop pendant que les guitares flirtent à l’occasion avec le funk. Sans doute plus insondable qu’instantané, ce premier album complet titille aux premiers contacts, mais laisse transparaître toute sa force créatrice seulement après quelques tentatives. Pour les fans d’indie-rock bien foutu, en particulier ceux qui chérissent Foreign Born, Fleet Foxes, Akron/Family… (D. Plourde) |
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